Série :Les Chroniques des dieux
Auteur :James Clemens
Editeur :Bragelonne
Parution :17/09/2010
Résumé : Durant quatre mille ans, rien n’est venu troubler la paix des Neuf Contrées, bénies des dieux… mais les dieux meurent aussi.
Meeryn, déesse des Îles d’Estivage, a été sauvagement assassinée. Le seul témoin, Tylar de Noche, est un ancien Chevalier d’ombre. Cette caste de combattants puissants et respectés a reçu la Grâce de se déplacer sans être vu et de s’esquiver dans les ténèbres. Mais frappé d’infirmité, Tylar est tombé en disgrâce.
Or, en mourant, la déesse lui a accordé une bénédiction : une marque qui a guéri son corps blessé mais que beaucoup voient comme la preuve qu’il est l’assassin. Pourchassé sans relâche, Tylar doit prouver son innocence et vaincre le véritable coupable…
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Mon avis (et attention comme d’habitude, je spoile un peu): Clemens nous projette directement dans l’histoire sans autre forme de politesse, ainsi qu’il l’a déjà fait avec sa série précédente « Les Bannis et les proscrits » et personnellement, j’adore, pas besoin d’attendre 100 pages que tout se mette en place, on entre directement dans le feu de l’action. C’est donc sans préavis mais avec des informations qui arrivent au fur et à mesure pour que l’on découvre le monde de Myrillia, qu’on rencontre Tylar, Chevalier d’ombre en disgrâce, mais sans pour autant être perdu. Très vite, le drame se noue et les évènements s’enchaine, Tylar rencontrant ainsi des compagnons de route pour le moins désassortis, Delia, ex-Main d’une déesse assassinée, et Rogger, rencontré dans les geôles, prétendûment un voleur, un homme dont on sait peu mais qui a des relations et semble être plus que ce qu’il dit…
On découvre un peu plus loin une petite fille, Fléchette, qui quand à elle vient d’être choisie pour être la Main de Chrism, et est accompagné de Tichiot, un animal mécanique et fantômatique, qui semble pouvoir interagir dans le monde réel dans des conditions particulière…Mais au Castel de Chrism de sombres pouvoirs semblent à l’oeuvre, qui est cet homme que Fléchette surprend en train d’assassiner une femme dans les jardins ? Pourquoi quelqu’un semble vouloir en savoir plus sur elle ?
Sur la totalité du récit, aventure et action s’équilibrent, on ne s’ennuie pas, on découvre un univers très riche, on vie au rythme des rebondissements… certains attendus, d’autres qui nous laissent pantois, qu’on avait pas vu venir. Aucun des personnages du petit groupe de Tylar n’est finalement là par hasard, ils sont tous liés d’une façon ou d’une autre.
Ayant terminé il n’y a pas si longtemps la saga des Bannis et des Proscrits, du même auteur, j’avais envie de faire quelques parrallèles. On retrouve une certaine trame que semble affectionner Clemens (un peu à la manière d’Eddings, dont les personnages de prédilection semble être un vieux roublard un peu voleur, un peu menteur, ayant de grands pouvoirs et finalement avec un coeur d’or, ou une femme puissante…). Ici, on retrouvera un héros torturé par un passé pas très blanc, infirme; une petite fille aux pouvoirs insoupçonnés, qui sera la clé de tout; des créatures corrompues/possédées/réanimées, monstrueuses, sans âmes (ici on parle de mal-dague, de mal-xxx, dans les Bannis et les proscrits on retrouvait également ce préfixe avec les malegardes) ; la Corruption de la terre et/ou des créatures ; un détournement de l’orthographe qui dans les Bannis et les Proscrits m’avait énormément gênée car nombreux et à mon sens totalement inutile tel que « sor’cière », ici on parlera de « mékanismes », de « Ténébrae ». Si pour Ténébrae, je peux saisir l’intérêt du détournement pour « mékanisme » franchement… un c n’aurait rien changé à la compréhension de la chose, ceci étant dit, ce n’est pas très dérangeant.
Enfin, James Clemens sait tenir un lecteur en haleine, les cent dernières pages sont généralement un très beau final, un feu d’artifice de révélations et d’évènements (à la manière des scénaristes de Battlestar Galactica par exemple) qui nous fait dire « noooonn », « ahhhhh mais oui! », « hannn! », « argh! », toutes les deux minutes, et pousser un long soupir en voyant que c’était la dernière page. Vous l’aurez peut-être compris, j’ai A-DO-RE !!
A venir : Horizon de Loïs MacMaster Bujold et Merry Gentry, T.1 de Laurell K. Hamilton.

