Editeur : Le livre de poche
Parution : 17 mai 2006
Résumé :
À neuf ans, dans le japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui en fera une vraie geisha.
Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…
~°~
Mon avis : Il est très rare que je m’attaque à des romans « classiques », il faut vraiment qu’une chose m’ai intrigué pour m’y pousser, ce fut le cas de Dorian Gray (bien qu’on reste dans le fantastique ici) par exemple, pour Geisha, certain(e)s d’entre vous auront peut-être déjà vu le film, lors de sa sortie au cinéma, ou peut-être lors d’une diffusion télé… Je ne l’ai pas vu au cinéma, et je le regrette, plonger dans cet univers du Japon, qui me semble plutôt bien retranscrit (à mes yeux de néophyte) sur grand écran, j’aurais adoré… en tout cas, l’histoire m’a plu et touchée, si bien que j’ai filé acheter le livre quelques jours après avoir vu le film à la télé.
On nous présente Sayuri comme si elle livrait son histoire, avec force de détails, pour que l’on écrive ces mémoires, et on y croit, on apprendra en note à la fin du livre qu’il s’agit en fait d’une fiction, bien que le contexte aie été réel, l’histoire et Sayuri n’ont jamais existé. On rencontre Sayuri enfant (partie coupée dans le film), dans la maison de ses parents, auprès de sa mère gravement malade, c’est cette maladie qui entraîne monsieur Tanaka, un riche marchand à acheter Sayuri, alors appelée Chiyo, et sa soeur et à les revendre à Gion, sa soeur sera vendue à une maison de plaisir, mais la petite Chiyo avec ses yeux couleurs de pluie est vendue à une Okiya (j’espère ne pas trop faire de fautes dans les mots japonais), maison tenue par une ancienne geisha, qui abrite la belle Hatsumomo, la geisha la plus demandée du moment. Mais Hatsumomo est cruelle, et trouvera tous les artifices possibles pour mettre Chiyo plus bas que terre et l’empêcher de devenir Geisha. Sans cette rencontre avec le président d’une grande entreprise et la venue de Mameha, la rivale de Hatsumomo, Chiyo ne deviendrait sans doute jamais Sayuri, et la fille de l’okiya, coupant ainsi l’herbe sous le pied de Hatsumomo…
On suit la vie de Sayuri, de son enfance à l’âge adulte, son arrivée à l’okiya, sa rencontre avec le président, sa tentative de fuite pour retrouver sa soeur, les complots de Hatsumomo, la bonté de Mameha… on apprend tout de l’art de devenir une geisha, et on comprends mieux ces mystérieuses créatures dont on a jamais vraiment compris ce qu’elles étaient. Des dames de compagnie gracieuse je dirais, très loin de l’image de prostituées que l’on pourrait avoir d’elles. La geisha est la classe et la finesse, l’image du Japon dans toute sa splendeur, délicates et douces, elles maitrisent l’art de la danse, de la musique et du chant (théoriquement), connaissent la cérémonie du thé sur le bout des doigts et doivent savoir divertir un homme et l’accompagner (ça ne va normalement jamais plus loin, une geisha est chaste, à moins éventuellement d’avoir un Danna, un homme qui l’entretien, qui est lié à elle).
On apprend aussi le fin mot de l’histoire, le film se termine sur une belle fin mais celle du livre diffère légèrement.
J’ai réellement passé un bon moment à cette lecture, bien que certains passages soient un peu long, l’univers des geisha est mystérieux et intriguant, on se laisse facilement prendre par tant de délicatesse et de féminité (et on se rend compte que les coups bas entre femmes est vraiment universel…)…


